dimanche 15 décembre 2013

Législatives au Mali: début scrutin sans grande affluence ce matin

Bureau de vote de l'école Aminata Diop ce dimanche 15 décembre 
Les opérations de vote pour le second tour des élections législatives ont débuté ce matin sur toute l’étendue du territoire à l’exception de la circonscription électorale de Kidal qui a déjà attribué les quatre sièges à pourvoir dès le premier tour. Ils sont environ 6 millions d’électeurs pour départager les formations politiques. Ce dimanche, à Bamako, il n’y a pas encore foule devant les bureaux de vote que nous avons visités. A l’école Aminata Diop, les bureaux de vote attendent délibérément les électeurs qui ne se bousculent pas. C’est le même constat à l’école Mamadou Sarr. Tout le matériel électoral est disponible mais les électeurs viennent au compte goutte. 

120 sièges de députés sur 147 sont à pourvoir pour ce second tour. Le vote aura lieu ce dimanche dans 45 circonscriptions électorales. Le premier enjeu de ces élections est bien sur le taux de participation. Il faut rappeler qu’il y a trois semaines, seulement 38% des électeurs se sont déplacés aux urnes lors du premier tour des législatives du dimanche 24 novembre 2013. 

samedi 14 décembre 2013

Les électeurs maliens conviés aux urnes demain 15 décembre 2013

La campagne pour le second tour des législatives a pris hier sur toute l’étendue du territoire. L’heure est à présent aux différents préparatifs. Caritas Mali, acteur clé dans l’observation des élections a fini de déployer son dispositif sur le terrain. Comme au premier tour du scrutin, 200 observateurs de Caritas sont déployés sur le terrain. A Kayes, Sikasso, San, Gao, Tombouctou, tout est fin prêt pour observer le scrutin. 
























A la veille de ce second tour, un attentat à la voiture piégée a secoué Kidal dans le Nord au réveil ce matin.
Un véhicule bourré d’explosif s’est jeté sur l’agence locale de la Banque malienne de solidarité (BMS). Hormis le kamikaze, le bilan provisoire fait état de deux soldats sénégalais de la Minusma ont été tués par l’explosion. Les blessés ont été évacués vers Gao.

vendredi 13 décembre 2013

Législatives second round: Caritas plaide pour une participation massive des électeurs aux urnes ce dimanche

"Elections législatives 2013 : Quelles solutions pour une participation citoyenne au 2ème tour du scrutin ?" C’est le thème de la conférence débat organisée hier au centre Djoliba de Bamako par la Caritas Mali. Ce rendez-vous témoigne de l’engagement de Caritas Mali pour un vote citoyen massif durant le deuxième tour des élections législatives de ce dimanche 15 décembre 2013.

Caritas s’inquiète de la baisse de la ferveur qui a caractérisé les présidentielles. Et l’occasion a permis d’inviter d’éminentes personnalités de la société civile pour analyser et mobiliser les maliens pour le vote de dimanche prochain. Dans le discours introductif, M. Théodore Togo Secrétaire général de Caritas Mali a réitéré à nouveau l’engagement de Caritas pour une mobilisation massive des citoyens qui sont les seuls à pouvoir conférer une "onction" populaire  aux prochains députés. Caritas Mali souscrit à l’appel des évêques du Mali qui dans un message en date de juin dernier invitait sans distinction tous les maliens à "élire avec discernement, des hommes et des femmes soucieux du Bien Commun, capables de travailler au renforcement de la démocratie, respectueux de la laïcité de l’unité de l’Etat, de ses institutions et des valeurs de notre société dans la diversité, et soucieux du vrai progrès de notre pays".
De l’avis général, il faut intensifier la sensibilisation des citoyens dans le but de les appeler aux urnes pour un meilleur taux de participation au 2ème tour. Le principal conférencier le Professeur Mohamed Traoré, a dans son exposé dégagé les facteurs d’abstentions qui sont multiples : le taux d’analphabétisme élevé dans la population, l’inexactitude des listes électorales, une mauvaise configuration de la carte électorale et des bureaux de votes, l’équation du découpage électorale, les modes de scrutins et des alliances contre nature, les alliances incompréhensibles, les fraudes multidimensionnelles et l’impunité.
Au chapitre des remèdes, le conférencier propose "d’intensifier la sensibilisation et l’éducation des électeurs, plus de transparence dans le processus décisionnel des partis politiques,…" Si les électeurs ne se mobilisent pas ce dimanche, les élus manqueront de légitimité comme c’était déjà le cas lors des présidentielles de 1997. 



Les maliens votent ce dimanche pour clore le processus des législatives.

Ce dimanche 15 décembre, les électeurs maliens retournent aux urnes pour clore le chapitre des élections législatives. Ce deuxième tour des législatives devra établir un nouveau chapitre dans le processus de retour du pays à l’ordre constitutionnel. Après l’élection présidentielle qui a porté au pouvoir Ibrahim Boubacar Keita, les législatives de ce dimanche constituent le dernier round important de ce processus.

Le 24 novembre dernier, plus de six millions de maliens étaient conviées aux urnes mais le taux de participation a été trop faible. Seulement 38,4% des électeurs ont glissé leur bulletin dans les urnes. Cette dernière ligne droite est très importante dans le processus devant parachever le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, ordre interrompu par le coup d’Etat de mars 2012. 

Caritas Mali plaide pour une participation massive des électeurs
Acteur de la société civile malienne, Caritas Mali, s’est engagée dans l’observation des élections afin que le processus soit juste, crédible, transparent, libre et apaisé. Elle appelle donc les électeurs à aller voter afin de conférer à la nouvelle assemblée toute la légitimité requise. A l’issue du premier tour, Mr Théodore Togo, Secrétaire Général de Caritas Mali a appelé les Maliens à se mobiliser pour le second tour : " Le vote est une démarche citoyenne. Nous devons aller voter massivement pour le rétablissement de l’Etat de droit et de la démocratie au Mali" a-t-il déclaré. 
Hier au centre Djoliba de Bamako, Caritas Mali a organisé une conférence de presse pour à nouveau appeler les électeurs à sortir massivement accomplir leur devoir.

jeudi 28 novembre 2013

Mali/Législatives 2013: Proclamation des résultats provisoires hier à Bamako


Trois jours après le scrutin, les résultats provisoires du premier tour des législatives du dimanche 24 novembre 2013 ont été publiés hier à Bamako. Le taux de participation a été très faible et s’élève seulement à 38,4%. 

Plus de six millions d’électeurs étaient conviés aux urnes pour ces élections législatives qui constituent la dernière étape devant parachever le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, ordre interrompu par le coup d’Etat de mars 2012.

A l’issue de ce premier tour, une dizaine de 10 candidats seulement ont validé leur élection. Parmi les députés déjà élus, figurent Haïdara Aïchata Cissé, candidate malheureuse à la dernière présidentielle. Dans le district de Bamako, aucun des 14 sièges à pourvoir n’a été attribué. Tout se jouera le dimanche 15 décembre.

mercredi 27 novembre 2013

Législatives : Caritas Mali salue le sens élevé de responsabilité du peuple malien

Le 27 novembre , la mission d’observation électorale de Caritas Mali (MOECM) a organisé une conférence de presse sur son observation du premier tour des élections législatives du 24 novembre à la maison des aînés à Bamako. Le bilan est satisfaisant et Caritas interpelle les différents acteurs à œuvrer continuellement au renforcement de la démocratie au Mali.

200. Tel est le nombre d’observateurs et de superviseurs que Caritas Mali a recrutés et déployés sur tout le territoire pour l’observation du 1er tour des législatives. A l’élection présidentielle en août, elle avait mobilisé 153 observateurs. Les observateurs ont couvert 39 des 55 circonscriptions électorales et ont observé les opérations dans 388 bureaux de vote sur les 20268 enregistrés. La plate forme virtuelle mise en place par Caritas Mali et sous la coordination de Gaston GORO a permit de procéder à la centralisation, à l’analyse et au traitement, à temps réel, des données et informations venant des équipes d’observation des 8 régions et du district de Bamako.

De façon globale, même si des incidents ont été constatés dans le nord, Caritas estime que les votes se sont déroulées "dans le calme et la sérénité, mais sans susciter la même ferveur que l’élection du Président de la République".Caritas note avec satisfaction le libre exercice des droits des électeurs , la présence des agents électoraux, des délégués de la CENI, de la Cour constitutionnelle et de certains candidats dans les bureaux de vote, le respect de l’heure d’ouverture et de clôture des bureaux de vote. Elle souligne aussi la disponibilité des matériels électoraux dans les bureaux de vote, le bon déroulement des opérations de décompte des voix au niveau des bureaux de vote, la présence des forces de sécurité (police, gendarmerie, garde nationale), de la Croix rouge et des observateurs internationaux, régionaux et nationaux dans les lieux de votes, la présence des équipes techniques de la Direction Générale aux Elections dans les centres de vote. Au niveau organisationnel, des efforts ont été faits par les organes de gestion des élections pour la prise en compte des recommandations formulées par les missions d’observation lors de l’élection du Président de la République. Caritas constate aussi l’amélioration des conditions permettant aux missions d’observation de bien mener leur travail et l’augmentation significative du nombre de femmes parmi les agents électoraux.
Les améliorations à apporter au processus
S’il y’a des motifs de satisfaction, Caritas fait observer qu’il y a tout de même eu des insuffisances qui ne sont cependant pas de nature à entacher la crédibilité des opérations électorales. Il s’agit entre autres de l’absence de liste électorale, du nom de certains électeurs sur la liste et de fiches d’émargement au démarrage des opérations électorales dans certains bureaux de vote, de l’absence de délégués de certains candidats dans la plupart des bureaux de vote couverts par Caritas Mali, du léger retard de certains agents électoraux, de la méconnaissance ou de la mauvaise interprétation de la loi électorale par certains agents électoraux, du non respect des dispositions de l’article 96 de la loi électorale relatives à l’affichage du récépissé des résultats devant le bureau de vote et la remise d’une copie du récépissé dûment signé à chaque délégué de parti politique de candidat ou de liste de candidats,… 

Discours introductif de Mr Théodore Togo lors de la Conférence de presse

Monsieur le Vicaire Général de l’Archidiocèse de Bamako ; 
Monsieur les Représentants de CRS ; 
Mesdames et Messieurs de la presse ;
Messieurs les experts et personne ressources ; 
Mesdames et Messieurs les superviseurs et observateurs de Caritas Mali ;
Distingués invités ;
Mesdames et messieurs. 

Je voudrais tout d’abord souhaiter la cordiale bienvenue aux personnalités ici présentes qui ont bien voulu marquer de leur présence la présente conférence de presse. 
A ces mots de bienvenue, je voudrais associés tous les organes de la presse qui ont accepté de nous accompagner au cours du processus électoral. 
Distingués invités, 
Mesdames et messieurs de la presse, 
Les élections législatives sont des moments de communion entre les fils de la nation malienne. Il s’agit de designer, celle ou celui qui représentera le peuple, qui votera des lois et qui contrôlera l’action gouvernementale. 
Aussi faut-il le rappeler, les missions des Députés ne se limitent pas seulement à celles qu’ils exercent dans leurs rapports avec l’exécutif. Ils doivent être préoccupés par les crises sociales, les conflits et autres formes d’insécurité ou menaces pour le pays. 
L’enjeu des élections législatives réside dans le fait qu’elles constituent une étape décisive vers le retour à l’ordre constitutionnelle. Notre pays qui sort d’une crise sans précédent de son histoire a besoin d’institutions fortes pour faire face aux défis de la reconstruction de la sécurité et de la paix.